banniere 2 Publicité
Côte d'Ivoire : Simone Gbagbo appelle le pouvoir à ouvrir un dialogue politique sans délai.
Politique
Nouveau
Nouveau

Côte d'Ivoire : Simone Gbagbo appelle le pouvoir à ouvrir un dialogue politique sans délai.

Par kouassi yohan 23/10/2026 10:16 3 min de lecture

La présidente du Mouvement des générations capables (MGC), Simone Gbagbo, a appelé le gouvernement et le président de la République à engager des discussions avec l’opposition sur la mise en place du nouvel organe électoral. Elle a critiqué, jeudi 22 octobre 2026, la réaction du pouvoir à l’appel au dialogue lancé par l’opposition.

Réunis au siège du Front populaire ivoirien (FPI), à Abidjan, pour présenter leurs propositions sur le nouvel organe électoral, des responsables de l’opposition ont également dénoncé l’attitude du gouvernement face à leur demande de dialogue politique.


Prenant la parole, Simone Gbagbo a notamment critiqué les propos du porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, tenus lors du compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 14 octobre 2026. Elle s’est interrogée sur la portée de sa déclaration, estimant qu’il n’était pas possible de déterminer s’il s’agissait d’un commentaire personnel ou de la position officielle du gouvernement.


« Tout porte à croire qu’aujourd’hui, le pouvoir a choisi de fermer la porte au dialogue », a-t-elle affirmé.

La présidente du MGC a défendu la nécessité d’une concertation entre les autorités et l’opposition, invoquant les enjeux de paix et de cohésion nationale.


« Le dialogue pour sauver les vies. Le dialogue est au cœur de notre identité et de notre culture. La légalité ne suffit pas, il faut la légitimité », a-t-elle déclaré.

Elle a ensuite lancé un appel direct aux autorités : « Nous lançons un appel véritable au gouvernement et au président de la République : ouvrez sans délai un véritable dialogue avec l’opposition ».

Le président d’Aujourd’hui et demain la Côte d’Ivoire (ADCI), Assalé Tiémoko, a lui aussi critiqué la réaction du pouvoir face à la demande de dialogue.


« On ne peut pas se revendiquer houphouëtiste et avoir peur du dialogue », a-t-il déclaré.

Selon lui, la mise en place du nouvel organe électoral ne doit pas relever d’un seul acteur politique. Il plaide pour une démarche inclusive associant les différentes parties prenantes à l’élaboration du dispositif.

Il estime que la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) doit permettre de repenser la gestion du processus électoral et de favoriser une construction concertée du nouvel organe.

Pour sa part, le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, s’est montré confiant quant à la possibilité d’un dialogue entre le gouvernement et l’opposition.


« Nous sommes confiants que le dialogue aura lieu et nous ferons tout pour qu’il y ait le dialogue », a-t-il déclaré.

Les trois responsables ont ainsi réaffirmé leur volonté d’obtenir une concertation politique autour de la réforme de l’organe chargé de l’organisation des élections.

 

137 vues