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Côte d’Ivoire, changement climatique : le paludisme, la dengue et le choléra placés sous haute surveillance.
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Côte d’Ivoire, changement climatique : le paludisme, la dengue et le choléra placés sous haute surveillance.

Par Doumbia Mariam 19/08/2026 14:14 3 min de lecture

Les aléas climatiques actuels agissent comme des accélérateurs de maladies en Côte d'Ivoire. Face à la recrudescence du paludisme, de la dengue et du choléra, le ministère de la Santé déploie une nouvelle plateforme de surveillance intégrée pour anticiper les risques et protéger les populations les plus vulnérables.

 Le climat dicte désormais une partie de l'agenda sanitaire national. Une récente étude sur la vulnérabilité de la santé face au changement climatique  confirme le lien direct entre les dérèglements météo et la hausse de plusieurs pathologies en Côte d'Ivoire. 


 Pour faire face à cette situation, le Dr Claude François Koffi, expert et Point focal national Santé, Environnement et Climat, a annoncé la mise en place d'une plateforme de surveillance intégrée. 

Ce dispositif vise à adapter la riposte médicale face aux maladies dites « climato-sensibles », comme le paludisme, la dengue et le choléra.


Une maladie climato-sensible se définit par un risque d'apparition ou d'aggravation lié aux conditions météorologiques. Les fortes pluies et les inondations récentes créent des eaux stagnantes idéales pour la reproduction des moustiques, vecteurs du paludisme et de la dengue. 


Parallèlement, ces crues contaminent les sources d'eau potable, ouvrant la voie au choléra et aux maladies diarrhéiques. À l'inverse, les vagues de chaleur extrême provoquent des déshydratations sévères et aggravent les pathologies cardiovasculaires.


Les autorités rappellent toutefois que le climat n'est pas le seul coupable. Les carences en assainissement, l'urbanisation rapide et certaines activités humaines aggravent la situation. C’est le cas de l’orpaillage clandestin : les excavations abandonnées se transforment en nids à moustiques, tandis que la destruction de la végétation accentue localement l'impact des fortes chaleurs.


 En réaction, le ministère de la Santé a d'ailleurs mené une vaste campagne de démoustication communautaire dans les zones inondées, notamment à Vridi Canal. La répartition de ces maladies ne se limite pas à une région spécifique, mais suit la cartographie des vulnérabilités locales. 


Le ministère de la Santé insiste sur la nécessité d'une vigilance accrue autour des populations les plus exposées dont notamment :  Les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes, cibles prioritaires du paludisme et de la malnutrition, les personnes âgées ou chroniquement malades, particulièrement sensibles aux hausses de température, les travailleurs de plein air (agriculture, BTP, commerce informel), exposés aux risques de chocs thermiques, les habitants des quartiers précaires, souvent privés d'un accès sécurisé à l'eau potable et à l'assainissement.


 Les autorités sanitaires s'efforcent de simplifier les alertes pour que chaque citoyen puisse adopter les bons réflexes d'hygiène et de protection au quotidien. La santé publique se joue désormais au rythme de la météo.



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